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Maroquinerie et customisation , du Mass Market au Grand Luxe

Qu’est-ce que le salon Première Vision ?

DATES CLÉS

1973 : Création de « Première Vision ». Au départ il s’agit d’une association à but non lucratif regroupant des tisseurs Lyonais qui souhaitent faciliter l’achat de tissus entre les créateurs et les fournisseurs.

1980 : L’association à but non lucratif s’étend désormais aux tisseurs d’Europe.

Aujourd’hui qu’est ce que c’est ?

Le Rendez-vous incontournable a renommé internationale, c’est sur ce site que se décident les tendances des prochaines saisons. Cette année on y retrouve les perspectives d’avenir pour la saison S/S19 en termes de styles, matières, couleurs et innovations. Ce lieu d’avant-garde nous offre 32 évènements internationaux, plus de 1 725 exposants à Paris est une forte expérience de rencontre et d’inspiration accessible uniquement sur invitation.
Véritable petite ville du savoir-faire qui se déroule pendant 3 jours, deux fois dans l’année (février et septembre début de la chaine de production des collections). Les exposants sont triés au volet et des critères d’exigences permettent de les sélectionner pour que le salon conserve son ADN créatif et pointue. Stratégiquement les « Wearable Lab » sont des espaces destinés à mettre en avant les acteurs de la Fashion Tech.

Qu’y trouvons-nous ?

Le salon présente une analyse détaillée des matières, métalleries et couleurs. On décrypte les phénomènes de société et solutions produits pour les acteurs du marché, 18 mois avant qu’on les retrouve dans nos dressings (habillement ou accessoires). On y retrouve également des écoles de mode comme L’IFM (Institut Français de la Mode).

Première vision Yarns : dédié aux fils et aux fibres
Première vision Fabrics : dédié aux tissus de l’habillement
Première vision Leather : dédié aux cuirs
Première vision Accessories : ou sont présentés les accessoires liés à l’habillement
Première vision Designs : dédié aux motifs et dessins pour le textile
Première vision Manufacturing : regroupant les façonniers et maroquiniers dans l’espace Bag et Shoes.

Ainsi on y rencontre aussi bien des producteurs, des fabricants, mais aussi des entreprises ayant des cellules d’innovation pour leurs collections et des créateurs souhaitant développer leurs créations. C’est également l’occasion d’accompagner les marques de mode grâce aux ateliers. De discuter les visions des acteurs du secteur grâce aux conférences, nous, nous étions au hall n°3.

Source et crédit photo Première Vision 2018

Table ronde

Le Rendez-vous incontournable a renommé internationale, c’est sur ce site que se décident les tendances des prochaines saisons. Cette année on y retrouve les perspectives d’avenir pour la saison S/S19 en termes de styles, matières, couleurs et innovations. Ce lieu d’avant-garde nous offre 32 évènements internationaux, plus de 1 725 exposants à Paris est une forte expérience de rencontre et d’inspiration accessible uniquement sur invitation.
Véritable petite ville du savoir-faire qui se déroule pendant 3 jours, deux fois dans l’année (février et septembre début de la chaine de production des collections). Les exposants sont triés au volet et des critères d’exigences permettent de les sélectionner pour que le salon conserve son ADN créatif et pointue. Stratégiquement les « Wearable Lab » sont des espaces destinés à mettre en avant les acteurs de la Fashion Tech.

Avec les fondateurs de «le Feuillet» Davy Dahan, «Modèle Particulier» Yann Ducarouge et «Féoni» Baptiste Pagès.
Animée par Nathalie Elharrar fondatrice de «Jour Férié».

Le salon première vision été 2019 s’est terminé hier soir. Voici un condensé de la conférence à laquelle nous avons participé le mardi 13 février 2018.

Nous sommes entrés dans l’ère du « je », nous n’avons jamais autant prêté attention à notre bien-être et à nos besoins. « On aspire à être des individus uniques, à montrer qui nous sommes, nos codes. L’aspiration de soi est un nouveau phénomène. »

Goyard est l’une des premières marques de Luxe à avoir mis en place un service de personnalisation dans la maroquinerie. La personnalisation était réservée aux meilleurs clients du Luxe. D’autres grandes marques lui ont emboîté le pas. Actuellement, la plupart des marques de maroquinerie ont leur service de personnalisation.
Aujourd’hui, le marché de la personnalisation s’étend aux différentes gammes et évolue vers d’autres formes comme en témoigne les différents positionnements entre les invités le Feuillet (marque de personnalisation de Luxe), Modèle Particulier (marque de personnalisation entrée de gamme) ou encore Féoni (atelier de maroquinerie qui forme et propose de fabriquer un sac sur-mesure haut de gamme en une journée).

Qui sont les intervenants ?

Modèle Particulier

C’est une marque de personnalisation de sac lancée par Yann Ducarouge, le créateur de Lolipops.
Son objectif a été « d’industrialiser le sur-mesure ». La marque propose 50 couleurs de cuirs (Français et Italiens) pour 30 modèles entièrement personnalisables, fabriqués au Maroc. La marque se veut abordable mais durable, les prix sont compris entre 100 et 400 euros livraison sous 28 jours. Modèle Particulier donne carte blanche à son client en terme de combinaison de couleurs. « Nous ne bridons pas le client, nous ne prétendons pas avoir la référence du bon goût. » Ils ne possèdent pas de collection, puisque c’est le client qui, par leur biais, crée la sienne. Le seul code visible de la marque est le long tiret qui se termine par un M. La marque possède un showroom à Paris rue de Martel dans le 10e arrondissement.

Découvrez l’univers de la marque grâce à leur vidéo de présentation.

Le Feuillet

Marque pour homme de personnalisation au départ, elle est de plus en plus mixte aujourd’hui. Le Feuillet possède un ADN de marque différenciant, les articles ont un esthétisme sobre et luxueux. Les produits sont fabriqué en France, on les reconnait par leur aspect minimaliste et les hanses personnalisables. En effet, la marque est connue pour ses messages de personnalisation gravés au laser à mettre dessus ou dessous une bride. Il est également possible d’imprimer des messages par la sérigraphie.
Présent à l’espace créateur au Bon Marché, les accessoires sont compris entre 99 à 690 euros.

Découvrez l’univers de Le Feuillet.

Féoni

Atelier de maroquinerie peu commun qui propose des formations innovantes et adaptées pour les professionnels et les amateurs du Luxe. Comme un Bespoke (commande spéciale), « l’apprenti » maroquinier conçoit son sac sur le site Féoni, réserve une date puis il vient en atelier le fabriquer accompagné par un maroquinier. À la fin de la journée, l’apprenti maroquinier repart avec son sac. Situé en plein cœur de Paris à Bastille, les produits sont 100% Made In France.
L’atelier sac cabas est à partir de 265 euros comprenant : fabrication du sac, l’apprentissage des techniques de design et le déjeuner.
L’atelier est ouvert sur rendez-vous pour tester les matières.

Jusqu’alors, le sac était un objet de communication pour les marques.»

À travers les nouveaux modèles de personnalisation, on introduit une notion de Co design/co création. Le client rentre dans le processus de création de la marque et devient acteur de ce qu’il consomme.

Un bref rappel de ce qui compose le sac et de ce qui est potentiellement personnalisable ou pas. Le montage d’un sac, c’est des fournisseurs à toutes les étapes :

Le cuir/textile ou autre alternative
Les métalleries
Les renforts
Doublures
Fils
Teintures
Un conditionnement spécifique
Un savoir-faire nécessitant des formations spécifiques
Des outils et machines spécialisées

Ce qu’on en retient : Il faut d’une part, gérer et contrôler parfaitement son approvisionnement matière. Et d’autre part, maîtriser les différents types de montages et les processus industriels pour pouvoir mettre en place un service de personnalisation.

Ce qui ressort du débat : pour une marque possédant un ADN, la question est jusqu’où, est-il possible d’aller en terme de personnalisation sans perdre son ADN ? En fonction du positionnement de la marque ou de l’entreprise le risque est plus ou moins important.
C’est un business model qui nécessite un minimum de stock de matières premières.
Cette nouvelle offre pousse à trouver une nouvelle approche du retail. On ne vend pas directement de produits finis, mais une expérience. Le système d’achat est dématérialisé.

Article écrit par Flore
Co-écrit par Chantal